Dans le cadre de la présentation du rapport du groupe de travail relatif au développement de l’e-santé en France, la télésurveillance des maladies chroniques a été définie comme priorité pour 2020.

Depuis 2014 et jusqu’en 2017, une expérimentation de télémédecine est en cours dans 9 régions afin de préfigurer des tarifs de prise en charge pour certains types de pathologies. Cette expérimentation est liée à l’article 36 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2014.

A partir de 2017, il apparaît que la priorité sera mise sur la télésurveillance des maladies chroniques.

Quatre pathologies seront principalement ciblées:

– le diabète insulinodépendant

– l’insuffisance cardiaque

– l’hypertension artérielle sévère

– l’insuffisance rénale chronique.

Ces 4 pathologies ont été identifiées car elles sont aujourd’hui l’objet de projets assez avancés en France, ayant montrés leur intérêt pour les patients, et ne bénéficiant pas actuellement de prise en charge financière spécifique.

Il est ainsi fixé comme objectif d’atteindre environ 1 million de patients télé-surveillés en France en 2020, incluant ces 4 pathologies. En outre, au 1er janvier 2016, un objectif de 100 000 patients avec défibrillateurs implantés télé-surveillés, et de 600 000 patients avec apnées du sommeil télé-surveillés a été annoncé.

En terme d’impact économique, les prévisions effectuées misent sur environ 10 000 ETP de professionnels de santé et personnel de support nécessaires en 2020 pour assurer cette activité de télésurveillance.

Sur le plan de la santé publique, il est ainsi intéressant de définir la prise en charge des pathologies chroniques comme prioritaires. L’intégration d’experts en télémédecine dans les groupes de la HAS permettra d’ailleurs peut-être la publication de recommandations prenant pleinement en compte les apports de la télémédecine dans la prise en charge complexe de ces pathologies.

Néanmoins, le cancer étant la première cause de décès en France, et sa prise en charge se chronicisant de plus en plus, il serait aussi intéressant de réfléchir collectivement à la place de la télémédecine en oncologie.