Le GCS SESAN a détaillé dans son rapport d’activité 2015 les progrès réalisés en Ile-de-France sur les activités de télémédecine.

AccueilLe GCS SESAN est le groupement de coopération sanitaire e-santé en Ile-de-France. Le rapport d’activité fait mention des différents pôles d’activités dont celui de production de soins qui regroupe les activités de télémédecine. « Le Programme Production de soins a pour but d’outiller les professionnels de santé au sein de leurs structures afin d’améliorer la prise en charge du patient et de garantir un accès à l’expertise requise la plus adaptée ». Le directeur de programme est Christophe Couvreur.

Au total, 14 activités sont présentées reposant sur le socle ORTIF. « Dédié aux activités de téléexpertises, de téléconsultations et de télé-assistance médicale, ORTIF Socle, Outil régional de Télémédecine d’Île-de-France garantit d’une part la conformité aux conditions de sécurité et technique de mise en œuvre du décret de télémédecine du 19 octobre 2010, et d’autre part, il permet les évolutions fonctionnelles et techniques communes aux différents projets médicaux s’appuyant sur l’infrastructure socle ORTIF. SESAN est le concepteur de l’infrastructure socle ORTIF intégrant plusieurs composants technologiques dont le développement est sous-traité à différents industriels ». EN 2015, parmi les faits marquants, on retrouve notamment les « premiers développements d’outils de reporting d’activité de télémédecine ». Quelques orientations de 2016 sont l’extension du réseau de téléradiologie et la possibilité d’utilisation en mode invité.

Sur ce socle, de nombreuses applications médicales sont déployées telles qu’ORTIF-Téléneuro inité en 2014, avec 55 établissements déployés et 4000 patients pris en charge en 2015 pour des actes de neurologie et en particulier concernant l’AVC. ORTIF est aussi utilisé pour TéléGéria, un projet en cours de déploiement pour l’utilisation de la télémédecine entre les hôpitaux (3 concernés) et les EHPAD (27 concernés). Un projet de télépathologie régional est aussi en cours de déploiement ayant déja permis la réalisation de 246 demandes de télé-expertises et 747 demandes de télédiagnostic initaux extemporanés. Une évaluation médico-économique du projet pilote a été menée avec des résultats prévus pour être diffusés en 2016.

Les autres activités incluent notamment Téléhandicap pour la prise en charge complexes des patients handicapés, Prometted pour les patients autistes, l’extension des usages en prison, un protocole innovant de télésurveillance des patients avec drépanocytose (TextoDrep) sur 8 établissements pour 200 enfants prévus, ainsi que pour les patients sous chimiothérapie.

Un autre projet d’intérêt concerne la dermatologie avec le projet Telderm qui « a pour vocation d’améliorer la prise en charge des patients dans le cadre des urgences dermatologiques en facilitant l’accès et le tri des patients », notamment avec des actes  « de téléexpertise en oncodermatologie ». Enfin, le GCS a inité le travail concernant la dématérialisation du dépistage du cancer du sein en lien avec un appel à projet de l’INCA.

Les années 2014 et 2015 ont ainsi vu de nombreuses activités de télémédecine s’initier et se diversifier tandis que 2016 semble plutôt être une année de d’approfondissement du déploiement des solutions et des usages.