L’Atlas 2015 des systèmes d’information hospitaliers a été mis en ligne par la Direction Générale de l’Offre de Soins cette semaine.

Ce document rend compte de l’état d’avancement du déploiement des systèmes d’information au sein des établissements de santé en France.

Il permet d’établir une vision transversale de ce déploiement grâce à différents outils que sont « l’observatoire des systèmes d’informations de santé (oSIS), l’observatoire du Référencement des Editeurs de Logiciels et des Intégrateurs du Monde de la Santé (RELIMS) et le dispositif de suivi des charges et ressources SIH administré via la plateforme Ancre de l’ATIH ». 

Cet atlas est publié annuellement depuis 2013 par la DGOS « afin de mettre à disposition de l’ensemble des acteurs de la santé les données principales et tendances de l’évolution des systèmes d’information hospitaliers (SIH) sur le territoire. Depuis 2014, la DGOS a enrichi l’atlas d’un état des lieux des indicateurs du socle commun du programme Hôpital numérique. L’Atlas est élaboré en collaboration avec l’ATIH en charge de la mise en œuvre de l’oSIS et de RELIMS ainsi que du recueil et de l’analyse des données relatives aux charges et ressources SIH ».

Il s’agit ainsi cette année de la troisième édition de ce rapport.

Des analyses assez détaillées sont fournies concernant les logiciels utilisés dans les établissements et notamment les fonctions de logiciels « MCO ». Au niveau de la méthode utilisée, « la couverture fonctionnelle « MCO » est analysée. Elle est constituée de 112 items fonctionnels (ou fonctionnalités). Pour les 613 logiciels déclarés utilisables dans une activité MCO; le nombre de logiciels couvrant ces 112 items fonctionnels a été mesuré (les sociétés devaient déclarer OUI/NON pour chaque item fonctionnel) ».

Les fonctions de télémédecine sont ainsi identifiées comme les fonctions les moins couvertes par les logiciels. « Il y a 9 items fonctionnels (soit 8% des 112 items) qui sont couverts par moins de 15 logiciels dont les fonctionnalités touchant au SAMU et la télémédecine. Par rapport à 2014, on constate une progression de la couverture fonctionnelle, puisqu’à cette date on dénombrait 14 items fonctionnels couverts par moins de 15 logiciels (soit moins de 12,5% des logiciels) ».

En allant plus dans le détail, on constate que 12 logiciels ont été identifiés pour le Télé-AVC, alors que 10 l’ont été pour la télémédecine appliquée aux soins des détenus.

D’après ce rapport officiel, l’offre disponible en matière de logiciel de télémédecine en France est relativement faible comparée aux autres fonctions « MCO » identifiées dans les SIH.